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Croquis au marqueur

Un livre pour comprendre les techniques du rough…

dans lire | outils

Un petit dessin bien léché, bien senti est souvent clé pour emporter l’adhésion de ses clients sur un projet… Généralement le crobard — comme le nomment les architectes — fixe une idée, une attitude, montre un volume sous un angle donné, livre en une succession de cases le série de plans qu'il sera nécessaire de tourner, conceptualise une réflexion technique sur un projet de design. Ces rapides croquis à main levée que l'on nomme des roughsremplacent agréablement un long discours, ils peuvent se limiter à quelques esquisses minimalistes ou être très élaborés (…et comme le précise l'ami Béat, ce ne sont plus des crobards…!), mis en couleurs avec un rendu proche de ce que sera le projet ou produit final… Les bon roughman sont recherchés car ils traduisent en images provisoires le brief d'un publicitaire pour une campagne sans frais techniques. Les très bons sont capables de réaliser rapidement des maquettes particulièrement réalistes, même au niveau des angles de vue, qui serviront ensuite de modèles pour l'exécution. Et plus vite qu'un logiciel de 3D…!

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Sur le plan du résultat, nous sommes loin d'être égaux. Certaines écoles forment leurs étudiants à travailler leurs rendus à la main, d’autres pratiquement pas et cela est fort dommage. À l'école d'architecture, j'avais comme condisciple, Sorin, un étudiant roumain fraîchement débarqué de Bucarest dans les années 80 et qui avait acquis toutes ces techniques à la perfection. Monter un projet d'architecture à main levée était un jeu d'enfant d'autant qu'il avait pratiquement une calculatrice au bout de sa mine… Le jeu était de lui demander de faire un trait de telle dimension et, à 99,9 %, ce dernier kutché après coup (mesuré) était exact. Aussi, monter une perspective à main levée au feutre ou au marqueur ne lui posait aucune difficulté (Sorin, si tu nous lis…!).

Imprimé en quadri sur un papier épais, ce livre de 200 pages en très grand format est une démonstration bluffante des diverses techniques à notre disposition pour réaliser un rendu d'architecture ou de design comme des story-boards, des dessins de mode, des projets publicitaires, etc. Les épaisseurs de trait, le travail des noirs comme l'usage de la couleur, la vitesse du trait (…essentiel pour ne pas ponctuer son illustration de tâches dues à l'absorption de l'encre par le papier…!), les procédés pour simuler la lumière, la maîtrise des effets de transparence par superpositions, la façon d'entailler les feutres des marqueurs pour obtenir des rendus graphiques particuliers, la correction d'un tracé, tous ces points sont traités par de nombreux exemples tirés de projets réels.

Bien évidemment, le livre démarre par les outils du roughman, du simple crayon de papier aux marqueurs aux gammes harmonisées au nuancier Pantone. Bon, c'est la partie que j'aime le moins, l'usage de ces produits peu écologiques aux emballages qui n'ont rien de bio-dégradables même si les fabricants proposent désormais des recharges pour les utiliser plusieurs fois. Faute de moyens en Roumanie, l'ami Sorin utilisait des pastels tendres Conté, une idée à creuser…?

Croquis au marqueur
De l'idée au rough
Gregor Krisztian et Nesrin Schlempp-Ulker
Eyrolles
9782212119442 | 40 €

À télécharger sur le site de l'éditeur, quelques pages du livre…

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le 20/03/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Auto-formation chez soi

InDesign et le PDF

dans outils | voir

Pour s’auto-former chez soi ou dans son entreprise, les solutions sont de plus en plus variées… Si le livre reste, jusqu’à preuve du contraire, le plus pratique car c’est le seul moyen qui ne consomme plus d’énergie une fois qu’il a été fabriqué, s’ouvre et se quitte en clin d’œil, nous avons désormais le choix en terme de formations vidéo sur le net.
Si vous pouvez opter pour la solution proposée par nos amis de Wisibility, il existe d’autres options toutes aussi intéressantes.
J’ai reçu récemment un CD-Rom de formation signé par Thierry Buanic, l’excellent auteur d’un livre de référence sur le PDF et paru en 2005 (livre toujours d’actualité, le .pdf cela ne se démode pas…!)…

Sur ce CD-Rom donc, un paquet de séquences au format QuickTime commentées par la voix douce et précise de l’auteur… 109 leçons au total représentant une durée de 7 heures (dixit l’info en couverture). Côté affichage, il faut disposer d’un écran d’au moins 1024 par 800 pixels ce qui est amplement le cas avec les écrans qu’utilisent les graphistes…

J’ai bien évidemment pris le temps de suivre quelques cours dispensés par Thierry dans son Tutorum consacré à InDesign et le PDF… Que dire…? Que c’est un excellent formateur…? Je m’en doutais depuis la lecture de son roman sur le PDF. L’intérêt d’une telle méthode est de se rendre immédiatement sur les modules de cours précis pour se renforcer (ou se rassurer…!) et suivre les développements et apports de l’auteur de manière dynamique. Thierry passe en revue toutes les fonctionnalités essentielles d’InDesign avec beaucoup de pédagogie et cela permet de se remettre à explorer des options que l’on délaisse parfois, faute de temps ou d’envie de creuser…

Comme tout est à la carte, nous pouvons lancer chaque module à notre guise via le lecteur VTC, se le repasser 10 fois de suite si nécessaire, revenir sur un point mal compris mais surtout, se former à tout instant de la journée, dès que l’on a un moment de tranquillité pour se faire entre deux missions…!

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Comme c’est une fenêtre QuickTime, pas de souci pour la laisser en pause tout en répondant à ses mails ou en travaillant… Car l’un des gros intérêts est également de pouvoir tester en temps réel sur sa propre version d’InDesign par exemple les informations distillées par l’auteur dans ses modules, CQFD.

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Par ailleurs, l’éditeur propose également des solutions de Tutorums en mode serveur, c’est-à-dire que vous pouvez diffuser les infos sur votre réseau et permettre à vos équipiers de se former à leur rythme en se connectant directement à la bibliothèque des cours…

Une autre solution est d’utiliser directement sa connexion internet (haut débit chaudement recommandé) et se former pour 30 euros par mois à plus de 300 cours en français comme en anglais et en espagnol, ce qui représente plus de 40 000 vidéos QuickTime…! Pour tous les indépendants qui ont peu de temps, qui ne peuvent pas se déplacer pour se former en salle, c’est une option pratique et diablement efficace. L’autre restant — au risque de me répéter, le livre imprimé que l’on peut dévorer à tout instant aussi bien dans son RER que dès qu’une difficulté se présente en parcourant l’index…
Or en combinant ces deux supports, il est clair qu’aujourd’hui se former devient de plus en plus simple et pas si coûteux… À condition d’avoir les bases des outils, bien évidement.

Un petit reproche…? Certains auteurs ne parlent pas assez fort…! Même si le murmure aux oreilles des chevaux donne de bons résultats pour les dresser, pensez que nos environnements de travail sont souvent, eux, bruyants…!

Tout savoir en parcourant le site de vtcfrance.com, modules et coûts de formation.

le 08/03/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Couvertures de livre et grandes affiches

Format PDF indispensable…!

dans outils

Petite note méthodologique que l’on pourrait résumer par un : Comment réaliser sans difficultés une affiche de grande taille en partant d’une couverture de livre !

En amont, définir les marges de travail
Si vous utilisiez régulièrement InDesign, pensez à utiliser des valeurs homogènes pour vos fonds perdus et votre ligne-bloc… Pour ma part, j’utilise un fond perdu tournant de 4 millimètres autour de mes plats de couvertures ainsi qu’une valeur de 15 ou 16 millimètres pour la ligne-bloc…

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Le fond perdu est la zone que le façonnier peut éventuellement mordre pour massicoter l’ouvrage fini. Aussi, au lieu de placer pile-poil ses images le long de la rogne du livre fini, le graphiste doit toujours laisser ses éléments dépasser de 4 ou 5 millimètres, d’où le nom de fond perdu.
Pourquoi…? Même avec des massicots à commandes digitales, il suffit que la pression exercée par la presse du massicot sur la pile de livres à trancher au format fini ne soit pas suffisante, que la lame ne soit pas suffisamment aiguisée pour que la coupe parte un peu en vrille. Bref, que l’on commence l’opération à la côte exacte et que l’on finisse avec 0,1 à 2 millimètres de différence en bas de pile, celle-ci ayant chassé… Traditionnellement les fabricants préfèrent que ce soit une valeur de 5 millimètres qui soit prise en compte par les graphistes mais les outils se sont quand même pas mal améliorés et le risque décrit précédemment s’amenuise.

La ligne-bloc est une zone utilisée pour y placer des repères de façonnage, des informations pratiques comme le format du livre, l’épaisseur de dos, des indications de fabrication, des mémos. Attention néanmoins à ne pas oublier que les bandes de brunner seront placées automatiquement par InDesign au moment de la réalisation du .pdf ou du .ps et qu’il faut mieux éviter de placer des indications vitales dans les parties qui risquent d’être recouvertes…!

Au delà, c’est la table de travail, une zone hors document qui permet de laisser en attente des bouts de texte, des illustrations, des images… Ces derniers ne seront pas pris en compte lors de la réalisation du .pdf mais conservés dans le fichier InDesign…

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Ces valeurs doivent être entrées via la zone de dialogue de Format de document

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Attention, ces deux valeurs ne se cumulent pas : la valeur de ligne bloc doit impérativement être égale à celle de fond perdu plus une valeur donnée si vous souhaitez en disposer. Donc l’espace autour de mon document est de 16 millimètres, la zone de ligne bloc utile est donc de 16 - 4, soit 12 millimètres… CQFD.

Une fois le document validé, le fichier du plat de couverture (C4 + dos bibliothèque + C1) généré et transmis aux fabricants comme à l’imprimeur est un .pdf haute définition avec un profil ICC. Ce .pdf embarquant les typos comme les images à la bonne résolution, etc.

Certes, mais où veut-il en venir…?

J’y arrive…
Une fois les couverture lancées en fabrication, en impression si vous le préférez, les éditeurs ont impérativement besoin d’utiliser ces éléments pour les opérations de promotion comme de marketing. Aussi bien pour un catalogue en ligne que des catalogues thématiques, des actions à base de emailing… Mais aussi des affiches.

Pour les premiers usages, on utilise généralement le visuel de couverture à un format égal ou inférieur au livre fini et la pixellisation de la couverture en une image (JPG, TIF ou EPS) suffit. D’autant que l’on peut scripter Photoshop et réaliser des versions ad hoc avec filet tournant, des vignettes d’une hauteur donnée en pixels, etc.

Par contre, là où cela se gâte sérieusement, c’est quand on a besoin d’une affiche de taille supérieur au format fini du livre. En gros et pour simplifier — oublions temporairement que l’on est en CMJN ou en RVB — un visuel transposé en JPG ou en EPS via Photoshop ne contient plus les informations vectorielles des polices de caractère, tout a été écrasé et interprété en un ensemble de pixels… Si les images n’ont pas bougé, c’est toute la typographie qui a été transformée irrémédiablement.

Prenons l’exemple d’un ouvrage au format 135 par 215 millimètres. Dès lors que l’on doit dépasser cette valeur, on ne fait qu’agrandir la mosaïque de pixels…! Si cela passe encore jusqu’à un rapport de 1,5 fois, au delà, c’est franchement immonde…! En fait, c’est la typo déformée qui nous dérange, pas les images qui ont été interpolées…

Oui, mais le marketing a impérativement besoin d’une affiche du livre au format de 80 par 120 centimètres… Que faire…?

La solution est très simple, il faut repartir du .pdf d’impression.
Il suffit d’ouvrir ce dernier avec Acrobat Professionnal et de découper le visuel de couverture.

Oui, mais…!
Tous ceux qui se sont essayés à cette opération le confirmeront, la prévisualisation de la zone de rognage dans Acrobat en utilisant l’outil de recadrage est tout… sauf précis…! D’autant que nos écrans ne sont souvent pas assez grands pour contenir l’intégralité du plat de couverture.
Bref, même en taillant à la sauvage, le résultat est rarement satisfaisant.

Et c’est ici, mesdames et messieurs, que mes valeurs de départ de fond perdu comme de ligne-bloc sont indispensables pour tailler au pixel près…!

Une couverture pour illustrer le principe pas-à-pas…
J’ouvre le .pdf de fabrication de cette dernière dans Acrobat et, à l’aide de l’outil recadrage, je réalise un cadrage à la louche autour de la C1 (la couverture au format fini)…

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Là, vous visualisez l’outil sélectionné et le fin cadre de découpe…
Par expérience, je devine que je ne suis pas calé correctement sur les abeilles de coupe…

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En cliquant dans la zone de cadrage, Acrobat m’affiche une zone de dialogue assez riche…

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Portons notre attention sur la partie en haut à gauche…

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Le bouton radio activé est Recadrage et les valeurs haut, bas, gauche et droite correspondent à ce que j’ai sélectionné à la louche avec l’outil de recadrage… Je n’étais pas loin mais ce n’est pas ça…

Alors, comment retrouver les bonnes valeurs…?
En cliquant simplement sur le bouton radio Rognage

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Et, hop, mes valeurs de travail (… mes 16 millimètres de ligne-bloc tournant comme décrits en tête de billet) apparaissent…! Mieux encore, Acrobat m’indique la taille exacte de mon plat de couverture… Glissons vers la droite de la zone de dialogue. Le rectangle (vert ici) marque les dimensions du plat rogné…

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Que reste-il à faire…?
Remplacer les trois valeurs erronées par les bonnes valeurs et ajuster la marge de gauche.

Mais il faut d’abord activer à nouveau le bouton radio Recadrage (Merci Sylvain, il y en a au moins un qui suit…!). Puis corriger les trois valeurs…
C’est pourquoi j’insiste pour que ces valeurs soient homogènes, il est plus simple de retenir une valeur unique que trois différentes.

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La valeur de marge gauche est maintenant facile à déduire, surtout si le graphiste a pris le soin d’indiquer dans la ligne-bloc le format du livre fini ainsi que l’épaisseur de dos… Cet ouvrage est un 135 par 215 millimètres avec un dos de 10 et Acrobat nous le confirme en regard dès que l’on rentre la bonne valeur — sélectionnée en jaune — dans la case idoine… Là, soit on fait un peu de calcul mental, soit on requiert les services d’une calculette pour trouver la dimension de cette marge gauche…

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Il ne reste plus qu’à cliquer sur le bouton ok, le recadrage sera impeccable.

J’attire l’attention des fabricants sur cette procédure pour vérifier que les plats de couverture livrés (…ceux réalisés sous InDesign) sont aux bonnes dimensions. Il leur suffit d’effectuer un double clic sur l’outil de rognage pour ouvrir la zone de dialogue Recadrer les pages. Ensuite, cliquer sur le bouton radio Rognage et les dimensions du plat de couverture apparaissent en regard sous le visuel

Enregistrez enfin le fichier avec un nom différent pour ne pas écraser le .pdf source. Vous pouvez désormais l’expédier et l’imprimeur numérique de votre client pourra réaliser sans souci un agrandissement du livre à la taille souhaitée, la typographie restant… vectorisée. Bien évidemment, cela ne fonctionnera pas si la typo a été préalablement transformée en image par le graphiste pour des questions de rendu aux effets subtils.

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Lors de l’agrandissement, les pixels des images (si votre couverture en contient) seront interpolés, mais l’oeil s’en accommode très bien… Contrairement à la typo qui doit se présenter sans défaut d’aspect…

Pour en savoir plus sur le .pdf, l’ouvrage de Thierry Buanic.
Pour mémoire, un vieux billet de 2005 de votre serviteur sur Distiller et deux autres de 2004, .pdf mode d’emploi 1 et 2


Dernier point pour en finir : faut-il n’utiliser que des fichiers .pdf en lieu et place des .eps à haute résolution qu’utilisent les graphistes des catalogues…? Non…!
Ces derniers ont souvent besoin d’ajouter des filets de manière automatique aux visuels des couvertures (surtout pour celles qui sont sur fond blanc) et c’est aussi oublier que le .pdf sera dès lors plus lourd à utiliser au lieu d’une image réduite à 3 cm de large par exemple. C’est aussi faire fi du temps d’interprétation qui sera nécessaire au RIP pour digérer ces informations (trop…) riches.

le 07/03/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #